La moto


La moto emblématique de l’aventure est la BMW R 1200 GS Adventure (256 kg), comme son nom l’indique donc. J’ai le modèle 2012 avec le moteur DOHC. J’adore cette bécane. C’est la meilleure que je n’ai jamais eu. Un équilibre parfait entre maniabilité, confort, pêche, puissance, voyage, franchissement / terrain.

Evidemment, il y a les débats jamais clos avec les apôtres de machines plus légères, moins confortables mais plus faciles à emporter sur des terrains hasardeux comme le sable ou la boue, les discussions sur les motos à chaîne contre celles à cardan etc.

BMW F800GS

BMW vient de sortir une version Adventure de sa F 800 GS (230 kg) avec un réservoir plus grand et des débattements de suspension plus importants, les suspensions électroniques et autre « Schnick-Schnack » comme on dit outre Rhin. Mais je suis habitué à la mienne et je trouve le moteur Boxer plus adapté à ce genre d’exercice, plus lent, reprenant plus bas dans les tours et avec plus de couple. D’autre part, la F 800 est assez inconfortable sur la durée. Le changement de selle est essentiel.top_arrow_icon

KTM 690 Enduro R

D’aucun me conseillaient de partir avec une KTM 690 Enduro R, beaucoup plus légère encore (142 kg). Avec le réservoir étendu et les protections résidentes sur les autres, on arriverait à 20 kg de plus, soit environ 160 kg.

KTM 1190 Adventure

Évidement, la nouvelle KTM 1190 Adventure fait baver. Je l’ai essayée récemment chez Jean-Pierre Goy. Je m’attendais à un coup en pleine poitrine. Étrangement, je n’ai pas été conquis. Beaucoup de chaleur entre les jambes. 150 canassons sont-ils bien utiles ? D’aucuns ne jurent plus que par elle.

J’ai longuement réfléchi, hésité mais les conditions vraiment difficiles qui nécessitent un véhicule plus léger constituent, selon les itinéraires, les saisons et les régions, environ 10% du voyage – ce qui est déjà beaucoup ! Entre temps, les 90% du temps restant, il faut vivre avec sa bécane. Et pouvoir donner à la carcasse du pilote un confort minimum. D’autre part, j’ai suivi de nombreux stages de pilotage. Donc cela devrait aller.

Reste l’électronique omniprésente et le risque de pannes. Il faudra se prémunir avec un outil de diagnostic de pannes et croiser les doigts. Depuis quelques années ces motos se sont fiabilisées – ce qui n’était pas le cas, de loin, des premiers modèles depuis les nouveaux moteurs de 2004. Pour ce périple, je pars seul, sans camion d’assistance ni rechange de moto. Je me console en me disant que je ne serai pas le premier à être livré à moi-même…top_arrow_icon